La maille en automne : ce qui se porte seul et ce qui se superpose
La maille se divise en deux familles qu'on confond tout le temps : celle qui se porte seule et celle qui se superpose. Acheter la mauvaise, c'est se retrouver avec un pull magnifique qu'on ne sort jamais.
Reconnaitre la différence
Regardez les épaules et les manches. Une maille faite pour être portée seule a des épaules tombantes, des manches larges, du volume assumé. Elle ne rentre pas sous une veste sans faire des plis dans le dos.
Une maille de superposition est plus fine, plus près du corps, avec des poignets et une taille en côtes qui la maintiennent en place. Seule, elle peut paraître un peu plate ; sous une veste, c'est exactement ce qu'il faut.
Le gilet boutonné fait les deux
C'est la seule pièce du placard qui change de rôle selon qu'on le ferme ou pas. Boutonné sur un t-shirt blanc, c'est un haut à part entière. Ouvert sur le même t-shirt, c'est une couche supplémentaire.
Pour cette raison, si vous devez n'en acheter qu'un, prenez un gilet plutôt qu'un pull. Il travaille deux fois plus.
Les motifs se portent seuls
Un imprimé patchwork, des bandes colorées, un motif tricoté : ces mailles-là sont déjà toute la tenue. On les met sur un jean ou un pantalon uni et on s'arrête là.
Le réflexe d'ajouter une veste par-dessus coupe le motif en deux et on perd ce pour quoi on l'a acheté. Si vous avez froid, mettez quelque chose de fin en dessous plutôt qu'au-dessus.
Deux mailles ensemble, ça se tente
Contrairement à ce qu'on lit souvent, superposer deux mailles fonctionne. La condition est simple : des épaisseurs différentes. Un col roulé fin sous un gros gilet, oui. Deux grosses mailles l'une sur l'autre, on ne peut plus baisser les bras.
Ce qui use la maille
Le cintre, surtout. Une maille suspendue s'allonge aux épaules et ne revient jamais. Pliez-la, même les gilets.
Et lavez moins que vous ne pensez. La maille s'aère très bien : une nuit sur le dossier d'une chaise, fenêtre entrouverte, et elle est bonne pour la fois suivante.